l'ascension discrète de l'actrice franco-libanaise yara pilartz

À 22 ans, l'actrice franco-libanaise remarquée dans la série noire Les Revenants illumine de sa jolie candeur le dernier film d'Isild Le Besco, La Belle Occasion. Elle y incarne Mathilde, une adolescente mystérieuse et orpheline qui tombe sous le charme d'un forain charmeur (Paul Bartel). Entre ses études à l'université et sa carrière naissante, Yara incarne un nouveau visage du cinéma français – lyrique et poétique. Elle s'est confiée sur ses attentes, ses espoirs et son amour de la culture espagnole. En cinq points. 

1

Je suis très à l’aise avec l’idée de jouer des personnages hors du système, qui échappent aux codes et normes de la société. J’aime me glisser dans leur peau et me sentir libre de tout faire. 

Mathilde, le personnage que j'incarne dans La Belle Occasion est insaisissable, énigmatique. Isild a choisi de couper mes répliques au montage, de sorte que je ne prononce pas un mot tout au long du film. C'est un hasard, mais les quelques rôles que j’ai joués depuis mes 15 ans ont tous en eux cette part de mystère. Alors que dans la vraie vie, je me vois comme quelqu'un d'ouvert, extraverti ou exubérant – tout le contraire ! 

2

J’ai vite appris qu'on pouvait perdre à placer trop d'espoir quelque part. J'essaie de laisser les choses venir à moi sans trop m'en inquiéter

J'ai toujours été trop éparse pour canaliser ma créativité dans un domaine en particulier. Petite, j'écrivais, je dessinais... C'est aussi pour cette raison que je veux finir ma licence d'espagnol avant de considérer le jeu comme mon métier à part entière. Pour le moment, je garde les pieds sur terre et j'avance prudemment. 

3

J’associe souvent des images et de sons aux souvenirs de mon enfance

Je suis plutôt obsessionnelle et j’ai tendance à écouter en boucle les mêmes chansons. S’il m’arrive d’en réentendre une après longtemps, j’ai automatiquement des images qui mes reviennent : d’un paysage, d’une atmosphère, d’une période de ma vie où je l’écoutais... Quand je ferme les yeux, les images et les sons défilent dans ma tête. 

4

Je ne sais pas tenir en place, ni rester silencieuse : même mes pensées sont bruyantes

J’ai de plus en plus de mal à me poser, à accepter la tranquillité, l’oisiveté –  Paris est une ville intense, qui me sollicite en permanence. Je joue le jeu, je bouge beaucoup et j’ai pris goût à ça – un peu malgré moi. Habiter un an à Madrid, dans le cadre de mes études de langue m'a aidé à me défaire de ce rythme. Je crois qu'on gagne énormément à quitter sa ville natale, parce qu'on roule malgré nous sur des rails qu'on n'a pas toujours choisi de suivre. Pour moi, c'est primordial de sortir de sa zone de confort. 

5

Je suis fan de l'univers loufoque et sensible de Pedro Almodovar

Je retrouve dans chacun de ses films cette même folie, cette esthétique si singulière qui le définit. C'est un univers cinématographique qui me parle car il sait basculer d'un pôle à l'autre : du drôle au sérieux, de la profondeur à la légèreté, du réalisme au mystique. Et c'est une très belle manière de se familiariser à la culture espagnole. 

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